Après le 11 mai

Bonjour à toutes et à tous, 
 
Nous avons largement passé la barre des 20.000 surblouses. Les 2 000 masques de l’opération commando pour Lisa ForEver sont quasiment terminés. Vous êtes formidables ! Vous montrez que nous avons la capacité, en France, de réaliser des choses que nous avions mondialisées. Vous prouvez que le circuit-court, la production locale est ce sur quoi il est vraiment possible de compter.
 
Les deux dernières consultations ont été des sources d’inspiration pour le Collectif. A nous tous, non seulement nous avons des mains, mais en plus plein d’idées.
 
Pour la dernière consultation, nous avons été surpris des résultats : sur plus de 350 personnes qui ont déjà répondu, 58% veulent continuer.
 
Et en résumé, voici ce qu’il ressort des dernières consultations : 
  • Nous cousons aussi des surblouses lavables avec l’aide des hôpitaux. Ils en sont ravis. Pour la petite histoire, un hôpital s’est vu annuler hier sa commande de surblouses en Asie. Un Ehpad s’est vu livrer des surblouses taille S…  Comme quoi, il vaut mieux s’appuyer sur une production locale…
  • Nous allons continuer après le 11 mai, pour ceux qui le souhaitent, avec un rythme différent, peut-être une seule tournée chaque samedi. Cela va permettre aux couturières de s’organiser comme elle le souhaitent dans la semaine, de moins solliciter les coordinateurs et les livreurs. Il faudra cependant envisager d’arrêter lorsque nous n’aurons plus de matière. Il nous restera environ 15.000 surblouses à terminer pour nos hôpitaux et Ehpad jusqu’à la fin du mois de mai. Nous sommes un collectif éphémère de bénévoles qui aide à gérer la crise Covid. Nous cousons des blouses et nous aidons nos soignants grâce aux dons et subventions.
 
Ces consultations ont suscité des interrogations : 
  • devons-nous répondre à tous les besoins en surblouses ?
  • les bénévoles doivent-ils se substituer aux circuits d’approvisionnement classiques ?
  • les couturières bénévoles ne sont-elles pas en train de piquer le travail des pro ?
  • est-ce normal que les couturières professionnelles soient « réquisitionnées » pour travailler gratis, alors qu’elles n’ont aucune source de revenus actuellement ?
 
Vos réponses, vos échanges vont permettre d’écrire la suite de l’histoire : et si de notre mobilisation naissait la relocalisation en France de la fabrication des équipements de protection lavables pour le secteur de la santé. 
 
Aujourd’hui, de nombreuses mairies et professions paramédicales (dentistes, orthophonistes, kinésithérapeutes, podologues, …) demandent des blouses au Collectif des Blouses pour l’Hôpital. Le collectif n’a pas vocation à fabriquer des blouses pour le secteur paramédical. Vous avez exprimé le souhait que les professionnels prennent le relais.
 
Une alliance entre Coopérative de couturières professionnelles et le Groupement d’Intérêt Economique Territoires Solidaires peut porter cette relocalisation. Elle doit s’inscrire dans le temps, être pérenne, innovante, se construire sur des bases saines et durables, par un accord mutuel et réfléchi entre ceux qui produisent et ceux qui utilisent. C’est la stratégie de l’Océan Bleu promue par de nombreux dirigeants du CJD notamment. 
 
Et la suite de cette belle histoire, c’est la naissance de cette alliance de professionnels qui se sont rencontrés au sein du collectif. Naissance qui leur permet de se lancer dans un nouveau projet : comment produire en circuit court, comment réinventer une économie locale basée sur le Fabriqué en France, dans le cadre de l’Economie Sociale et Solidaire !
 

Merci à toutes et à tous pour vos échanges, c’est grâce à votre mobilisation, grâce à cette intelligence collective que la France innove ! 
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